Ministères cherchent managers
Repérer les meilleurs managers des ministères, telle est l’ambition de la Direction générale de la modernisation de l’État (DGME), qui dépend du Budget, des Comptes publics et de Fonction publique. Via son récent appel d’offres, elle souhaite mettre en place une équipe chargée de “conduire une expérimentation d’évaluation des compétences de hauts fonctionnaires, ou cadres à « haut potentiel », en charge de projets majeurs de transformation au sein de leur ministère”. En clair, elle veut identifier les cadres capables de conduire des projets de modernisation. Parmi les outils dont elle aura besoin en priorité, il lui faut un référentiel de compétences. “Notre premier défi est d’établir ce référentiel. Il doit permettre de réfléchir au recrutement et à la façon de valoriser les personnes en interne”, note Thierry Courtine, du secrétariat général de la DGME. Cette dernière va s’appuyer sur un cabinet de conseil, c’est l’objet de l’appel d’offres. “Les consultants devront nous apporter leur expertise et animer un groupe de travail avec des fonctionnaires confrontés à ces problématiques”, précise Thierry Courtine. “La prestation consiste à proposer une grille d’analyse des compétences clés et un dispositif d’évaluation qui sera testé auprès d’une vingtaine de cadres à « haut potentiel »”, selon le cahier des charges. Cette grille devrait servir aux ministères à la recherche de chefs de projet. “Nous voulons que les administrations se posent des questions, détaille-t-on à la DGME. Quelles aptitudes faut-il privilégier ? Est-il judicieux de mettre en avant ceux qui ont eu des expériences de conduite de projet réussies, par exemple en matière de fusion de services ? Etc.” L’équipe devra aussi répondre aux nombreuses interrogations des managers sur les qualités nécessaires pour guider la fusion d’administrations centrales ou sur la façon de gérer une équipe pluridisciplinaire et pluricompétente. Dernière mission, enfin, “trouver les profils des nouveaux managers et les compétences attendues” dans tous les domaines, depuis les nouvelles technologies aux moyens financiers, en passant par les questions de ressources humaines. “Il ne s’agit pas seulement d’une analyse, mais de voir comment l’on repère et l’on valorise les cadres à haut potentiel”, souligne Thierry Courtine. Dans un premier temps, l’ambition sera limitée. “Il s’agit d’une petite mission de démarrage, chargée de lever des ambiguïtés”, affirme-t-il. Elle devrait, dans quelques semaines, livrer ses premières conclusions, qui constitueront une base de travail pour les équipes de modernisateurs et les secrétaires généraux des ministères.
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