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10/09/2008
PS

Moscovici fait croire qu’il va aller jusqu’au bout

À défaut de finir à la tête du PS, l’ancien ministre pourrait se contenter du rôle de faiseur de rois et rallier l’un des trois poids lourds Royal, Aubry ou plus sûrement Delanoë.

Moscovici va craquer. Tel est le leitmotiv que se répètent les amis de Martine Aubry comme ceux de Laurent Fabius, sans oublier la majeure partie des disciples de Dominique Strauss-Kahn, rassemblés derrière Jean-Christophe Cambadélis. Ce rassemblement hétéroclite a pris forme à l’université d’été de La Rochelle autour de la candidature, toujours putative, de la maire de Lille au poste de Premier secrétaire du PS. Et Pierre Moscovici avait savamment mis en scène son isolement pour mieux se victimiser en socialiste trahi par ses faux amis, tant vis-à-vis de la base militante du parti que des médias. Depuis, l’ancien ministre des Affaires européennes n’en finit pas de bomber le torse et de répéter qu’il ira jusqu’au bout avec ses nouveaux amis de la contribution “Ligne claire”, conduite par le tandem Guérini-Collomb. Moscovici est toutefois l’objet de fortes pressions pour jeter l’éponge avant le terme de la compétition. Jean-Noël Guérini lui-même, homme fort de la fédération des Bouches-du-Rhône, n’a qu’une ambition : se retrouver dans le camp du vainqueur lors du congrès de Reims. Et il sait qu’il y a peu de chances que ce soit le député du Doubs qui remporte la mise. À défaut de finir pape du PS, “Mosco” pourrait  se contenter du rôle de faiseur de rois et rallier l’un des trois poids lourds, Bertrand Delanoë, Martine Aubry ou Ségolène Royal. Aux dernières nouvelles, c’est le maire de Paris qui tiendrait la corde : les deux hommes se sont vus la semaine dernière pour envisager un rapprochement.

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