
La pression monte à l’Élysée
Malgré les annonces et les propos officiels, la tenue du sommet du 13 juillet à Paris sur l’Union pour la Méditerranée (UPM) continue d’être un sujet préoccupant pour l’Élysée. En cause: la présence des Algériens et des Libyens, dont la venue est plus importante, stratégiquement, pour Nicolas Sarkozy que la Syrie ou Israël. En effet, la Libye et l’Algérie sont des points sensibles pour la lutte antiterroriste et l’immigration clandestine. La motivation profonde de la création de l’UPM est de fournir aux pays du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne des outils pour la prévention de ces phénomènes. Tripoli et Alger se sont montrées très intéressées, à condition qu’Israël ne soit pas mêlé au projet. La logique du dialogue entre Israël et ses voisins n’entrait donc pas dans la stratégie de la présidence de la République, qui vise plus à devenir un partenaire privilégié de l’Angola, puissance pétrolière en devenir, qu’un acteur du déblocage du conflit israélo-palestinien. "Les Français ont des problèmes de pouvoir d’achat, trouver du pétrole est plus important que d’aider les Israéliens", résume abruptement une source proche du dossier. Pour l’Union pour la Méditerranée, c’est l’Allemagne qui a obligé la France à insérer la dimension des relations israélo-arabes, bousculant par là le plan français.
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