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11/06/2008
PS

Les éléphants piétinent

Et les seconds couteaux, Montebourg, Moscovici, Valls n’en profitent pas pour bénéficier d’une quelconque dynamique en leur faveur...

La mayonnaise Delanoë ne prend pas, la béchamel Royal est en baisse et le soufflé Aubry est déjà retombé. Après un premier tour de chauffe, les mastodontes (baptisés éléphants en novlangue socialiste) peinent à susciter l’enthousiasme des militants. Ceux-là n’avaient déjà guère envie du duel annoncé Royal-Delanoë, mais ils ne semblent pas plus enthousiasmés par l’irruption de la maire de Lille dans la compétition. Chacune de ces trois écuries rame pour mobiliser ses partisans dans les fédérations de province et faire remonter les signatures de soutien à Paris. Ségolène Royal a vu s’éloigner quelques-uns des grands barons du parti, Bertrand Delanoë ne parvient pas à dépasser le cercle étroit des jospinistes historiques, quant à Martine Aubry, la dimension artificielle de la coalition qui la soutient a vite éclaté au grand jour. Et, au sein du parti, nul n’est dupe. Par exemple, dans les sections, les supporters de Dominique Strauss-Kahn, qui bataillent depuis des années contre ceux de Laurent Fabius, ont le plus grand mal à faire copain-copain avec eux pour servir... une troisième larronne, en l’occurrence Aubry. Plus inquiétant encore, les seconds couteaux, Montebourg, Moscovici, Valls et consorts, n’en profitent pas pour bénéficier d’une quelconque dynamique en leur faveur. Tandis qu’au sommet, la bataille fait rage, à la base, les militants s’impatientent, voire, pire encore, s’en moquent comme de leur premier congrès...

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