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François Fillon - AFP
18/08/2008
Economie

François Fillon et les ministres de Bercy au chevet de la croissance d'une économie qui n'a "pas besoin d'un plan de relance"

François Fillon, pressé par le recul du produit intérieur brut français de 0,3% au 2e trimestre, tentait de rassurer l'opinion publique en convoquant ses ministres "économiques" pour analyser la crise qui s'aggrave.

"Nous n'avons pas besoin d'un plan de relance, qui serait un plan de relance artificiel", a déclaré François Fillon à l'issue de la réunion des ministres chargés de l'économie, plaidant pour des "réformes de structure".
Selon le premier ministre, il "n'est pas raisonnable de parler de récession" et l'année 2008 sera celle d'une "croissance positive" en France.
M. Fillon s'exprimait lors d'un point de presse à l'issue d'une réunion a Matignon avec les ministres chargés de l'économie, convoquée après l'annonce d'une baisse du produit intérieur brut de 0,3% au deuxième trimestre.

Durant cette réunion, Les ministres devaient "analyser les causes" de la dégradation de la conjoncture internationale et "identifier les réponses qui devront y être apportées".
L'enjeu est d'éloigner le spectre d'une récession, qui serait théoriquement avérée si le PIB reculait encore au 3e trimestre.
"Eric Woerth va faire un point sur la situation des finances publiques, sur les tendances qui sont les nôtres, et sur la préparation du budget 2009", indiquait ce matin Luc Chatel.
Mais la marge de manoeuvre budgétaire est plus que réduite, notamment après le vote en 2007 du paquet fiscal.
Sur RTL, l'ex-Premier ministre socialiste Laurent Fabius a de nouveau reproché au président Nicolas Sarkozy d'avoir "gaspillé tous nos moyens" avec cette loi dont le coût avoisine 13 milliards en année pleine.
Selon les analystes, les effets du paquet fiscal et des autres réformes structurelles déjà engagées, notamment la loi de modernisation de l'économie adoptée avant les vacances, ne devraient pas se faire sentir avant 2009 ou
2010.
Pas question pour autant de ralentir le programme des réformes, promet le gouvernement. L'exécutif devrait en effet maintenir dans l'immédiat sa prévision de croissance de 1,7 à 2% pour 2008, à rebours de la plupart des économistes, qui redoutent un chiffre plus proche de 1%. Mme Lagarde a toutefois concédé qu'une révision pourrait intervenir fin septembre, lors de la présentation du projet de budget 2009.
S'il veut montrer qu'il prend la mesure de la crise, le gouvernement espère aussi rassurer l'opinion publique.
Mme Lagarde a ainsi souligné la semaine dernière que "les facteurs extérieurs -pétrole, inflation, change- étaient en train de se réorienter complètement en faveur de la croissance". Matignon a pointé de son côté les bons chiffres du crédit aux entreprises et des créations d'entreprises.

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