
Arnaud Montebourg privé de la première vice-présidence du groupe PS à l'Assemblée
Candidat malheureux à la présidence du groupe socialiste à l'Assemblée, Arnaud Montebourg doit céder la première vice-présidence à Jérôme Cahuzac, un expert du budget.
C'est le chef des députés PS Jean-Marc Ayrault, qui s'est chargé de l'annoncer. Il aurait pu tout aussi bien dire "malheur au vaincu", le sens eut été le même. Le député-maire de Nantes fait sans doute payer à l'orateur flamboyant du PS son coup de force.
Alors que le renouvellement annuel des instances socialistes à l'Assemblée ne devaient pas faire l'objet d'une quelconque lutte, l'ambitieux député de Saône-et-Loire prit de court Jean-Marc Ayrault en présentant sa candidature à la dernière minute.
A la tête d'une alliance hétéroclite, il manquait sa tentative à la hussarde et en paye désormais le prix.
C'est aussi le cas du fabiusien Philippe Martin, soutien d'Arnaud Montebourg, et qui a dû céder sa place de deuxième vice-président au député de l'Isère François Brottes, qui vient de batailler contre le projet de loi de modernisation de l'économie (LME).
M. Ayrault a toutefois proposé aux hussards de rester vice-présidents, chargés respectivement de la justice et de l'environnement, ce que le groupe a accepté, a-t-il précisé.
En marge de cette "purge" d'une dureté relative, Bruno Le Roux (Seine-Saint-Denis) a par ailleurs été nommé vice-président chargé du suivi du redécoupage électoral, du mode de scrutin et de l'organisation des collectivités. Les porte-parole du groupe demeurent Aurélie Filippetti (Moselle) et André Vallini (Isère).
En guise de conclusion, Jean-Marc Ayrault a évoqué des décisions "de nature à distribuer des responsabilités à des hommes et des femmes qui ont fait leur preuves et qui sont prêts à s'engager encore plus dans des responsabilités".
Mais pas trop d'engagement non plus, visiblement.
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