![]() Nicolas Sarkozy et les enfants d'Ingrid Betancourt à l'annonce de la libération de l'otage des Farc, le 2 juillet 2008 à Paris © AFP/Archives Gerard Cerles |
La candidate déclarée au poste de premier secrétaire du Parti socialiste, qui se pose en principale opposante du chef de l'Etat, s'est démarquée jeudi du climat d'union nationale autour de la libération de Mme Betancourt.
"Nicolas Sarkozy n'a été absolument pour rien dans cette libération", a assuré l'ancienne candidate à la présidentielle, depuis Québec où elle assistait au 400e anniversaire de la ville.
Pour elle, la libération est due à "une opération colombienne rondement menée". Les négociations avec la guérilla des Farc étaient "inutiles" et n'ont "débouché sur rien", selon Mme Royal.
Premier à réagir, le Premier ministre François Fillon, également présent à Québec, a rétorqué que Mme Royal "manquait de dignité" et a estimé que la socialiste se comportait comme "une petite fille dans une cour de récréation".
Vendredi, le porte-parole du parti de droite au pouvoir (UMP) Frédéric Lefebvre a jugé "pitoyable" de "tenter de rompre l'unité nationale" autour de la libération de Mme Betancourt.
![]() Ségolène Royal à Paris le 28 juin 2008. © AFP/Archives Olivier Laban-Mattei |
Des propos qui ont aussi choqué dans les rangs socialistes, où la compétition fait rage avant le congrès du PS prévu en novembre et la désignation d'un nouveau premier secrétaire du parti.
L'ancien ministre Jack Lang a estimé que "minimiser" le rôle de Nicolas Sarkozy relevait d'une "rare mesquinerie et d'un manque d'élégance morale", tandis que le député Philippe Martin jugeait les propos de Mme Royal "assez tristes et un peu consternants".
Mme Royal s'est défendue vendredi en affirmant qu'elle s'était bornée à "reprendre des faits admis par tous", et a dénoncé une "polémique indécente soulevée par la droite".
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