![]() Le Premier secrétaire du Parti socialiste Francois Hollande (D) répond aux journalistes, le 25 juillet 2008 à Carpentras © AFP/Archives Michel Gangne |
"Le gouvernement, le président de la République s'agitent beaucoup, mais restent finalement bras ballants ou bras croisés par rapport à la détérioration de la situation économique", a-t-il déclaré sur RTL, insistant sur la hausse du chômage des jeunes de moins de 25 ans annoncée mercredi.
"On a suffisamment d'indices partout pour être vraiment dans une très grande vigilance", a jugé le numéro un socialiste, évoquant l'augmentation du prix du pétrole et le haut niveau de l'euro.
"Face à ce ralentissement de la croissance, le gouvernement et le président de la République nous disent: +Il ne faut rien changer, notre politique est bonne+. Partout, en Europe et dans le monde, il y a des plans de relance: aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Espagne, pas en France", a-t-il affirmé.
"Aujourd'hui, même en période de vacances, on ne peut pas rester comme ça inactif, indifférent à la détérioration de la situation économique", a-t-il insisté.
Alors que les assurances privées et les mutuelles vont être taxées pour contribuer à boucher le trou de la "Sécu", M. Hollande a averti que "ça va être immédiatement répercuté sur les cotisations des assurés sociaux et des mutualistes", dénonçant "la forme suprême de l'hypocrisie gouvernementale".
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