Jérôme Chartier, porte-parole du groupe UMP sur le budget, salue le “flair” de Bercy sur les cours du pétrole, en net repli depuis quelques semaines. “L’évolution du prix du baril, pourtant fustigée par les socialistes voici encore quelques semaines, s’approche à une allure vertigineuse de l’estimation de Bercy qui, sur cette question, aura eu incontestablement le nez creux…” s’enthousiasme le député UMP.
C’est le leitmotiv en vogue à Bercy et soufflé par l’Élysée. “On a construit le mécanisme pour que cela rapporte à l’État”, ne craint pas de déclarer Christine Lagarde. Explication : les banques qui utiliseront le dispositif de sauvetage paieront un intérêt à l’État, apporteront des créances que l’État gardera comme des gages, sans les encaisser. “Si vous, banques, êtes défaillantes, on exercera les gages” et l’État saisira les actifs, a précisé la ministre de l’Économie.
Le sentiment général des ministres de Bercy et de l’Élysée est que l’économie française va plus mal que le laissent entendre les déclarations officielles.
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