Une kyrielle d’hommes politiques, de professeurs de droits et de hauts fonctionnaires se sont penchés sur la Constitution du 4 octobre 1958 qui vient de fêter son demi-siècle. Avec leur expérience et le recul, ils auscultent cette dame d’âge mûr qui a subi près d’une révision tous les deux ans (24 en cinquante ans). De manière didactique, ils reviennent sur la genèse de cette loi fondamentale qui, selon l’expression du général de Gaulle, reprise par Édouard Balladur en préface de l’ouvrage, “épouse son temps”.
Un remaniement “spécial Baylet” a failli avoir lieu, en échange de son attitude en faveur de l’adoption de la réforme de la Constitution lors du Congrès. Ce sera finalement pour plus tard, dans la première partie de l’année 2009, avant les élections européennes.
L’Élysée envisage de profiter des prochains examens parlementaires, au Sénat ou à l’Assemblée, pour déplacer l’amendement sur les langues régionales, voté en première lecture par les députés. Objectif : le rattacher à l’article 2 de la Constitution, et non à l’article premier.
Le président de la République est décidé à convoquer le Congrès pour la révision de la Constitution, quels que soient les pronostics sur la majorité des trois cinquièmes. "À chacun de prendre ses responsabilités", assure Nicolas Sarkozy, convaincu que la gauche perdrait la bataille de l’image si elle faisait échouer la réforme.
| © Tous droits réservés 2008 |