Si François Hollande dit non aux primaires, “c’est parce qu’il veut être candidat en 2012 et qu’il pense qu’il n’aurait aucune chance d’être désigné par les électeurs de gauche”, explique Pierre Moscovici.
Si François Hollande dit non aux primaires, “c’est parce qu’il veut être candidat en 2012 et qu’il pense qu’il n’aurait aucune chance d’être désigné par les électeurs de gauche”, explique Pierre Moscovici.
Chez les royalistes, on n’en revient toujours pas de la volte-face de Pierre Moscovici à quelques heures du dépôt des motions. “À la minute près, c’était vraiment n’importe quoi. À midi, il nous rejoignait, à 13 heures, il partait chez Delanoë.” Il n’y a que deux explications à ce revirement : "Soit il a gardé un lien direct avec DSK, qui essaie régulièrement de le détourner de la voie dans laquelle il s’apprête à rentrer.
Une mise en retrait, puis une offensive au Zénith... Fidèle à son style, Ségolène Royal ne fera rien comme ses rivaux pour tenter de s’emparer du PS. Certaine d’être toujours la plus populaire auprès de la base militante, elle veut ratisser large pour séduire à nouveau dans les urnes socialistes.
Pour en savoir plus :
L'interview de Jean-Louis Bianco
Pourquoi Royal les exaspère
Le ralliement de Moscovici à Delanoë a provoqué de premières inquiétudes parmi les conseillers du maire de Paris. Certains redoutent que leur patron se laisse aller à un accès de suffisance, lui qui avait déjà traité par-dessus la jambe le député du Doubs, lors d’un déjeuner en tête-à-tête au lendemain de l’université d’été de La Rochelle, en lui assénant, en substance : “Pierre, si tu viens me voir, c’est que tu es affaibli. Maintenant, tu es tout seul...”
L’entourage de Ségolène Royal a accusé le coup en apprenant que Moscovici rejoignait Delanoë. Les supporters de la présidente de la région Poitou-Charentes comptaient fermement sur ce soutien qui leur semblait acquis depuis le renfort du tandem Guérini-Collomb.
Martine Aubry juge que Jean-Christophe Cambadélis n’est pas un si bon stratège que cela. La maire de Lille en veut pour preuve que c’est l’attitude cassante du député de Paris qui, à l’université d’été de La Rochelle, a provoqué la rupture avec Pierre Moscovici.
Pierre Moscovici voit dans le pas en arrière de Ségolène Royal une validation de toute sa stratégie. Le député du Doubs est convaincu que l’heure est à la désignation d’un chef “non-présidentiable”
Lors du discours de clôture de François Hollande, Pierre Moscovici a affiché son ennui en baillant ostensiblement au premier rang. Le député du Doubs a même manqué de peu de s’endormir...
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