Besancenot, opposant idéalLe NPA sera-t-il pour le PS ce que le FN a été pour la droite ? L'UMP pense tenir sa revanche avec l'émergence du nouveau parti d'Olivier Besancenot.
Si la droite le pouvait, elle voterait peut-être Besancenot, tellement elle a du mal à cacher sa joie. Ils sont en effet nombreux les dirigeants de la majorité, à commencer par le président de la République, convaincus d’avoir trouvé avec Olivier Besancenot une assurance anti-PS permettant de consolider leur position. Car s’il est déjà difficile de reconstruire le Parti socialiste, l’exercice devient encore plus complexe avec la nouvelle équation née de l’émergence d’un nouveau parti de gauche. Dans cette équation, Olivier Besancenot, déjà gendre idéal pour certaines électrices, est devenu l’opposant idéal. Idéal parce que le leader d’extrême gauche est désormais pour la gauche à la fois incontournable et indésirable. Incontournable ! Il faut voir comment tout l’UMP en rajoute et célèbre sa prestation à "Vivement dimanche", l’émission de Michel Drucker. Et, à la fois, tellement indésirable pour le PS ! Il suffit de voir l’insistance des responsables de l’UMP, comme Jean-François Copé, à interroger les socialistes sur le rapprochement entre Olivier Besancenot et l’ancien terroriste Jean-Marc Rouillan. La droite croit tenir un filon en forme de revanche. Pendant des années, la présence de Jean-Marie Le Pen a contribué à ce qu’elle reste dans l’opposition. Ségolène Royal, Bertrand Delanoë, Martine Aubry et les autres échapperont-ils au piège qui les guette ? Leur attitude deviendra-t-elle plus claire qu’elle ne l’est à l’heure actuelle ? Rien n’est moins certain, en cette année de congrès où chaque sous-courant compte plus que la lisibilité de leur positionnement politique. Olivier Besancenot aura déjà réussi à brouiller les messages, et viendra le temps où les leaders du PS se brouilleront tout court à son sujet. Décidément une semaine très politique.
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