
Comment est né ce petit rassemblement ?
J’en avais assez de la manière dont la presse écrite évoquait les députés de la majorité. Au moment de la remise du rapport Attali sur la libération de la croissance, par exemple, nous étions passés pour des conservateurs incapables de bouger. Ce sentiment que le groupe n’est pas considéré comme réformateur a été le déclencheur de cette initiative.
Vous en êtes l’animateur ?
C’est effectivement moi qui en aie eu l’idée, mais il n’y a pas d’animateur, pas de chef, ni de sous-chef. Chacune de nos cinq réunions a été organisée par un député différent.
Sur quel type d’actions cela peut-il déboucher ?
Rédiger des tribunes, comme nous l’avons fait sur la réforme des institutions, ou organiser des rencontres avec les membres du gouvernement.
Qu’est-ce qui vous rassemble ? Le fait que vous soyez considérés, dans le groupe, comme de gros travailleurs parmi les bleus ?
Nous sommes une quinzaine de jeunes députés et nous nous investissons effectivement beaucoup sur les textes de loi.
Il y a une certaine hétérogénéité dans vos parcours, et vous n’êtes pas des opposants déclarés à l’exécutif...
Il y a effectivement de tout : des chiraquiens, des juppéistes, des sarkozystes… Nous sommes tous d’accords avec la stratégie du président de la République : faire les réformes nécessaires, en même temps et tout de suite, mais nous ne sommes pas dans une attitude de béni-oui-oui. Nous ne nous transformerons pas en porte-parole, il y a des gens qui ont déjà été désignés pour ce travail.
Vous rencontrez souvent Catherine Pégard pour transmettre vos positions au président de la République…
Catherine Pégard a pour mission de s’occuper des parlementaires. Il n’y a pas que les poids lourds de l’Assemblée, elle doit aussi écouter la base.
Quel est l’avenir de ce petit groupe ?
C’est un groupe informel, nous n’avons pas envie de créer un courant ou un club. Nous allons peut-être nous structurer, si la mayonnaise prend. Nous allons discuter de tout cela lors de notre séminaire du 25 juillet.